Résumé
Image de la sagesse, le Conseil constitutionnel est chargé de défendre l’Etat de droit et les libertés individuelles des Français, en censurant une loi s’il la considère comme inconstitutionnelle. Nommés de manière discrétionnaire par les trois plus hautes autorités de l’Etat pour neuf ans non renouvelables, ses membres font l’objet pourtant de nombreuses polémiques :-Cette Institution est en effet le chien de garde du chef de l’Etat, et non de l’Etat de droit ;- Depuis sa création par le Général De Gaulle, ses 92 membres, des septuagénaires pour la plupart, ont été désignés sur des critères uniquement politiques ou des raisons de simple copinage, de vieille amitié, en remerciement de services rendus ou par simple caprice. le Général, Georges Pompidou, François Mitterrand, Jacques Chirac et Emmanuel Macron ont désigné des très proches, souvent même leurs confidents (à l’exemple de Richard Ferrand en 2025), à la tête du Conseil constitutionnel. Un summum de l’entre-soi qui augure mal de l’impartialité et de l’indépendance des neuf juges.-Pour faciliter « le passage en force constitutionnel » ou valider des comptes de campagne qui ont été largement dépassés, le chef d’Etat s’appuie sur les « Sages ». La lecture des archives des procès-verbaux des séances plénières du Conseil constitutionnel permet aujourd’hui d’écrire que les neuf « Sages » ont régulièrement bafoué le droit depuis 67 ans.-La France est le seul pays au monde, où les anciens chefs de l’Etat siègent dans une Cour constitutionnelle, en tant que membres de droit et à vie. Trois tentatives parlementaires ont mystérieusement échoué pour mettre fin à cette tradition rocambolesque. Nicolas Sarkozy, toujours « Sage » à vie, porte aujourd’hui un bracelet électronique en raison de ses multiples condamnations.-On apprend également que la rémunération des Sages, qu’ils viennent ou pas siéger, reste illégal depuis 24 ans. Les « Sages » exercent un travail modéré assorti d’un confortable revenu (22.000 à 32.000 euros), qu’ils peuvent cumuler avec plusieurs retraites, en toute illégalité.Cette enquête journalistique sérieuse écrit par un des journalistes les plus reconnus sur ce domaine dévoilent un nombre impressionnant de dysfonctionnements inquiétants et aberrants de ce régulateur suprême et très « politique » de notre démocratie. Protégés par un esprit de cour violemment hostile à toute transparence, les « Sages » nourrissent dangereusement le populisme ambiant et le manque de confiance croissant des Français vis à vis de leurs élites.
Auteur
-
Yvan Stefanovitch was a journalist at Agence France-Presse, VSD and France-Soir. A senior reporter, he specialized in police and judicial affairs. The film “La prochaine fois, je viserai le coeur” (2014) is based on his book “Un assassin au-dessus de tout soupçon”, which retraced the case of the killer gendarme of the Oise. Then a journalist on secondment to the far north of the Paris region, Yvan Stefanovitch announced that this killer was bound to be a gendarme or a policeman, three months before his arrest!
Caractéristiques
Publication : 1 décembre 2025
Support(s) : Livre audio [MP3]
Protection(s) : Aucune (MP3)
Code(s) CLIL : 3291, 3290
EAN13 Livre audio [MP3] : 9782315026227
EAN13 (papier) : 9782315026203