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Résumé

Née de parents inconnus, Marianne, à quinze ans, est jetée dans Paris et livrée à l’ordre inégalitaire d’Ancien Régime. Pour qui « n’a rien » et « n’est rien », comment prétendre à la reconnaissance sociale et à l’amour des privilégiés de naissance ? La haute lignée de la religieuse Tervire ne l’aidera pourtant pas non plus. Et si la noblesse « du cœur » parlait plus juste que celle des rangs ? Si la vraie famille était celle qu’on se choisit, et non celle qui peut vous renier par préjugé ? Si ceux qui vous humilient marquaient par là leur médiocrité et non leur pouvoir ? La Vie de Marianne dessine une conception moderne de l’identité, portée par la lucidité réflexive du roman-mémoires et le pari audacieux d’une alliance féminine contre toutes les violences. Le grand roman de Marivaux est ici accompagné de nombreuses annexes (variantes, synopsis, textes de réception, suites) qui en éclairent la lecture.

Auteur

  • Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux est issu d’une famille de noblesse de robe. Il naît à Paris en 1688, mais grandit à Riom (Auvergne) où son père Nicolas Carlet occupe la charge de contrôleur puis de directeur de la Monnaie (1704-1719), charge obtenue grâce au soutien de la famille de son épouse, plus aisée : Anne-Marie Bullet, dont le frère, Pierre Bullet, est architecte royal. Après des études classiques, Pierre Carlet revient à Paris et s’inscrit à la faculté de droit (1710) dans l’intention de devenir avocat et de succéder à son père comme fonctionnaire royal. Mais dès son arrivée, il fréquente les milieux artistiques et intellectuels, notamment le salon de Mme de Lambert où il ne tarde pas à rallier le camp des Modernes rassemblés autour du philosophe Fontenelle. Grâce au soutien de ce dernier, il publie sa première pièce, Le Père prudent et équitable, ainsi que son premier roman, Les Effets surprenants de la sympathie (1713), et rejoint le groupe des Modernes dans la rédaction du journal Le Nouveau Mercure (1717). Marivaux vient de débuter une carrière d’écrivain quand il épouse Colombe Bollogne, fille d’un avocat « conseiller du roi » : elle lui apporte une dot qui partira en fumée dans la banqueroute du financier Law (1720). Complètement ruiné, Marivaux, à qui l’on vient de refuser la succession de son père, devient un homme de lettres professionnel. Tout en conservant ses habitudes mondaines, il poursuit sa carrière entamée dans ses trois domaines de prédilection. Il crée son propre journal, Le Spectateur français (1721), puis L’Indigent philosophe (1727) et Le Cabinet du philosophe (1734), avant de revenir au Mercure (1751-1758). Dans le même temps, il écrit pour le Théâtre-Italien vingt-sept comédies en prose (dont dix-huit en un acte) et presque autant pour le Théâtre-Français et les théâtres de société. Il publie encore deux romans inachevés : La Vie de Marianne, dont la parution s’étend sur dix ans, et Le Paysan parvenu, deux autobiographies fictives tout aussi originales dans leurs techniques narratives que dans le choix des vies racontées. Après son élection à l’Académie (1742) – gagnée contre Voltaire –, il se consacre aux séances du dictionnaire et à l’écriture de discours académiques, en forme de « réflexions » morales ou esthétiques. En 1744, après plus de vingt ans de veuvage, il s’installe avec Mlle de Saint-Jean dans son hôtel particulier, tandis que sa fille unique, faute de dot, entre au couvent. Si sa production théâtrale se ralentit, ses pièces anciennes sont constamment reprises par les Italiens (L’Île des esclaves, 1757) et les Comédiens-Français (La Surprise de l’amour, 1763). Certaines, trop audacieuses, n’ont pas encore trouvé leur public du vivant de Marivaux, telle La Colonie, publiée en 1750. Du moins, comme l’avait prévu Fréron (critique littéraire, 1718-1776, auteur de pamphlets contre Voltaire), « la postérité jouira de ses écrits », mais elle n’aura pas comme ses contemporains « l’avantage d’en posséder l’auteur, d’admirer en lui l’accord heureux des talents et des vertus, et de trouver dans l’écrivain estimable le galant homme et le citoyen le plus digne d’être aimé ».

  • Erik Leborgne (Edité par)

    Érik Leborgne, agrégé de lettres modernes, docteur en littérature française, est maître de conférences à l'université de Paris III-Sorbonne nouvelle. Spécialiste de la fiction romanesque du XVIIIe siècle, il est l'auteur des Figures de l'imaginaire dans le Cleveland de Prévost (Desjonquères, 2006). Il a établi une douzaine d'éditions d'oeuvres de Rousseau, Prévost, Marivaux, entre autres, et participe à l'édition chronologique des Oeuvres complètes de Rousseau (Classiques Garnier).
  • Florence Lotterie (Edité par)

    Florence Lotterie professeure de littérature du XVIIIe siècle à l’Université Paris Cité, s’intéresse plus spécifiquement aux imaginaires de la Révolution française et à des auteurs.rices de la période. Elle est aussi spécialiste des questions de genre et de sexualités au XVIIIe siècle qui lui a inspiré Le Genre des Lumières (éditions Classiques Garnier, 2024).

Auteur(s) : Pierre de Marivaux

Caractéristiques

Éditeur : Flammarion

Auteur(s) : Pierre de Marivaux

Publication : 12 novembre 2025

Intérieur : Noir & blanc

Support(s) : Livre numérique eBook [ePub], Livre numérique eBook [PDF]

Contenu(s) : ePub, PDF

Protection(s) : DRM Adobe (ePub), DRM Adobe (PDF)

Taille(s) : 9,84 Mo (ePub), 8,23 Mo (PDF)

Langue(s) : Français

Code(s) CLIL : 3436, 3038, 4141

EAN13 Livre numérique eBook [ePub] : 9782080145260

EAN13 Livre numérique eBook [PDF] : 9782080145246

EAN13 (papier) : 9782081513358

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