Résumé
Dans ses langes, la poésie canadienne est médiatique ou vocale; elle a pour support le journal ou la voix. Dans le premier cas, elle partage l’espace de la page avec la chronique, l’entrefilet, le fait divers, la nouvelle, le roman-feuilleton; dans le second, elle s’énonce dans le brouhaha de la cité, au coin des rues et dans les théâtres, dans les mansardes et les cafés, et le dispute aux débats de l’Assemblée, aux harangues, aux sermons, aux éloges, à toutes les déclinaisons de la parole vive qui remplissaient l’environnement sonore des hommes et des femmes du XIXe siècle. De même que l’étude de la presse comme matrice littéraire a ouvert un nouveau continent à la recherche, celle de l’inscription de la littérature dans la cité, hors l’imprimé, appelle de nouveaux travaux. En proposant quelques études ciblées sur la poésie en voix au Québec, le dossier de ce numéro voudrait offrir une contribution à cette histoire encore à écrire.
Auteur
-
Née à Chicoutimi en 1963, Denise Brassard enseigne la littérature à l’Université du Québec à Montréal. Poète et essayiste, elle a publié entre autres Les meurtrières de l’espoir (poésie, Trait d’union, 2001) et Le souffle du passage. Poésie et essai chez Fernand Ouellette (essai, VLB, 2007). Depuis quelques années, elle travaille à mettre au diapason l’essai et le poème, en poursuivant une méditation sur les lieux de mémoire et la mémoire des lieux qui l’a amenée à renouer avec les paysages fondateurs de sa région d’origine.
-
Jonathan LIVERNOIS est professeur de littérature québécoise à l’Université Laval.
-
Professeure adjointe à l’Université du Manitoba, Irène Chassaing est titulaire d’un doctorat en français de l’Université Dalhousie et d’un doctorat en littérature comparée de l’Université Paris-III-Sorbonne nouvelle. Ses recherches portent sur les concepts d’appartenance, de mémoire et de nostalgie dans les littératures française et canadienne-française.
-
Né à Longueuil, au Québec, François Paré a été longtemps professeur au département d’études françaises de l’Université de Waterloo (Ontario), dont il est aujourd’hui professeur émérite. Chercheur de grand renom, il a consacré les trente dernières années à l’étude des littératures et des cultures minorisées à travers le monde. En 1993, son livre Les littératures de l’exiguïté lui a valu le Prix du Gouverneur Général du Canada. Outre Théories de la fragilité paru en 1994 et le présent ouvrage en 2003, il a aussi fait paraître Le fantasme d’Escanaba (2008) et plusieurs ouvrages en collaboration. Il est membre de la Société Royale du Canada.
-
Pierre Nepveu est né à Montréal en 1946 et il est professeur émérite de l’Université de Montréal, où il a enseigné de 1978 à 2009. Poète, romancier, essayiste, il a publié la plupart de ses recueils de poèmes aux Éditions du Noroît. Outre des essais consacrés à la littérature québécoise et aux littératures des Amériques, comme L’écologie du réel et Intérieurs du Nouveau Monde, il est le co-auteur, avec Laurent Mailhot, de l’anthologie La poésie québécoise des origines à nos jours. Plusieurs fois lauréat ou finaliste aux prix du Gouverneur général, il a reçu en 2005 le prix du Québec Athanase-David pour l’ensemble de son oeuvre littéraire. Il est aussi membre de la Société royale et de l’Ordre du Canada et Officier de l’Ordre national du Québec.AU NOROÎT, il a publié La dureté des matières et de l’eau (2015, finaliste au Prix du Gouverneur général), Les verbes majeurs (2009, finaliste au Prix du Gouverneur général 2009 et au Prix des lecteurs du Marché de la poésie de Montréal 2010), Lignes aériennes (2002, Prix du Gouverneur général et Prix du Festival international de poésie de Trois-Rivières), Romans-fleuves (1997, Prix du Gouverneur général) et Mahler et autres matières (1983).
-
Spécialiste de la littérature et de la culture québécoises, Micheline Cambron est professeure émérite de l’Université de Montréal. Ses travaux portent principalement sur le Québec des XIXe et XXe siècles et abordent, dans une perspective le plus souvent interdisciplinaire, les relations entre littérature et société.
-
Vincent Lambert est l’auteur des livres de poésie Mirabilia (Le Quartanier, 2019), La Fin des temps par un témoin oculaire (L’Hexagone, 2013) et Une chose étrange et gentille (et invisible) (La courte échelle, 2021). Pour L'Âge de l’irréalité, un essai sur les origines de la poésie québécoise, il a reçu le prix Victor-Barbeau de l’Académie des lettres du Québec. Il habite Saint-Philémon, un petit village des Appalaches.
-
Louise Dupré est poète, romancière, dramaturge, essayiste et membre de l’Académie des lettres du Québec. Elle a publié plus d’une vingtaine de titres, qui lui ont mérité de nombreuses distinctions. Vivement intéressée par la multidisciplinarité, Louise Dupré collabore régulièrement avec des artistes : cinéastes et vidéastes, metteurs en scène, chorégraphes, compositeurs et artistes visuels. Plusieurs de ses livres ont été traduits dans d’autres langues. Elle a préparé des anthologies poétiques et consacré de nombreux articles et essais à la poésie québécoise. Ses derniers recueils, La main hantée (Noroît, 2016) et Plus haut que les flammes (Noroît, 2010), ont remporté le Prix du Gouverneur général.
Auteur(s) : Luc Bonenfant, Lucie Joubert, André Brochu, Denise Brassard, Jonathan Livernois, Krzysztof Jarosz, Irène Chassaing, François Paré, Pierre Nepveu, Jason Camlot, Micheline Cambron, Pascal Brissette, Vincent Lambert, Louise Dupré
Caractéristiques
Auteur(s) : Luc Bonenfant, Lucie Joubert, André Brochu, Denise Brassard, Jonathan Livernois, Krzysztof Jarosz, Irène Chassaing, François Paré, Pierre Nepveu, Jason Camlot, Micheline Cambron, Pascal Brissette, Vincent Lambert, Louise Dupré
Publication : 28 mai 2015
Support(s) : Livre numérique eBook [PDF]
Protection(s) : Marquage social (PDF)
Taille(s) : 7,01 Mo (PDF)
EAN13 Livre numérique eBook [PDF] : 9782924587034