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Résumé

À mesure que la ville est accaparée par les intérêts immobiliers et que le territoire est grignoté par un étalement urbain hors de contrôle, le ciel, c’est l’idée toute simple à l’origine de ce dossier, disparaît. La ville se densifie. L’accès à la nature se complexifie. Nous sommes de plus en plus nombreux à vivre enclavés, privés de la possibilité même de contempler l’horizon, de laisser notre regard se perdre dans l’immensité. La disparition du ciel, c’est aussi l’effritement de notre rapport au mystère, à l’impalpable, voire au sacré. Quelles formes de spiritualité cultive-t-on aujourd’hui ? Notre vie intérieure, notre imaginaire, sont-ils aussi étroits que les espaces que nous habitons ? Nous nous sommes affranchis, et tant mieux, des dogmes imposés par la religion, mais il semble parfois que notre capacité à estimer la valeur de l’immatériel, de ce qui ne peut pas être saisi et quantifié, s’est émoussée.Au printemps 2020, lorsque nous nous sommes tous, sans exception mais dans des conditions fort inégalitaires, retrouvés pris entre quatre murs, la disparition du ciel a soudain acquis un sens très concret, pressant, nous incitant à réévaluer nos manières de vivre et de concevoir le monde. La disparition du ciel désigne aussi, et peut-être même avant tout, ce blocage de notre horizon symbolique et politique. Nous avons apprécié la lenteur amenée par le confinement, et durant nos marches quotidiennes nous avons beaucoup regardé le ciel, presque un ciel de campagne tellement il était cristallin. L’air était bon, le silence était clair. Alors que la vie reprend son cours, n’oublions pas de lever les yeux au ciel, et demandons-nous comment y projeter, enfin, des rêves plus justes et plus porteurs.

Auteur

  • Aurélie Lanctôt (auteur, Directeur de publication)

    Aurélie Lanctôt est étudiante en droit à l’Université McGill et diplômée en communication de l’UQAM. S’intéressant aux enjeux féministes, elle anime un blogue sur le site du journal en ligne Ricochet. Elle collabore à la Gazette des femmes ainsi qu’à l'émission Médium Large sur Ici Radio-Canada Première.
  • Robert Levesque (auteur)

    Lauréat du prix Jules-Fournier du Conseil supérieur de la langue française (2002), Robert Lévesque est critique dramatique et chroniqueur littéraire. Ses articles peuvent être lus dans Les Libraires et L’Inconvénient. Déambulations est le dixième titre que Robert Lévesque publie dans la collection « Papiers collés », après notamment Vies livresques (2016), qui lui a valu le prix Victor-Barbeau de l’Académie des lettres du Québec, Décadrages (2018) et Le Lecteur impuni (2020).

  • Camille Toffoli (auteur)

    Camille Toffoli est essayiste et militante. Elle a fait paraître les essai Filles corsaires (Remue-ménage, 2021) et S’engager en amitié (Écosociété, 2023). Elle travaille comme organisatrice communautaire en droit du logement à Verdun.
  • Patrice Lessard (auteur)

    Patrice Lessard est né à Louiseville en 1971. Il est l’auteur de Rapines, paru chez XYZ (2025), finaliste au prix du gouverneur général, et de six romans parus chez Héliotrope, notamment la trilogie lisboète dont font partie Le sermon aux poissons (2011), finaliste au prix Ringuet, et Nina (2012), finaliste au prix littéraire des collégiens, ainsi que des romans noirs Excellence poulet (2015) et Cinéma Royal (2017). Il signe de plus (parus chez Rodrigol) un recueil de nouvelles (Je suis Sébastien Chevalier, 2009) et le récit À propos du Joug (2019), lettre de suicide de Sébastien Chevalier, dont on ne sait trop s’il a véritablement existé.
  • Philippe Mercure (auteur)

    Titulaire d'une maîtrise en génie physique de l'École polytechnique de Montréal, Philippe Mercure s'est orienté vers le journalisme après avoir remporté la bourse Fernand-Séguin en 2003. Il écrit pour LA PRESSE depuis 2005, où il a couvert l'économie avant de s'intéresser aux enjeux scientifiques. Ses reportages lui ont valu à deux reprises le Prix d'excellence Caisse de dépôt et placement du Québec - Bank of America Merrill Lynch pour son travail en journalisme économique et financier. Il est coauteur avec Tristan Peloquin du livre LE PETIT LIVRE VERT DU CANNABIS - UN GUIDE DE SURVIE (Québec Amérique, 2018).
  • Julie Delporte (Dessins de)

    Juli Delporte est une autrice et artiste multidisciplinaire. On lui doit plusieurs romans graphiques publiés aux Éditions Pow Pow, dont Journal, Moi aussi je voulais l’emporter et Corps Vivante. Elle a également fait paraître des albums jeunesse, Je suis un raton laveur (La courte échelle) et Grandes Oreilles (La Pastèque) ainsi qu’un livre de poèmes illustrés avec des gravures à l’eau-forte, Décroissance sexuelle (L’Oie de Cravan). Son plus grand défi est de trouver l’équilibre entre solitude et communauté.
  • Iris Boudreau (Illustré par)

    Détentrice d’un baccalauréat en bande dessinée de l’Université du Québec en Outaouais, Iris se consacre à l’illustration et à l’écriture depuis une quinzaine d’années. En compagnie de Zviane, elle a fait L’ostie d’chat (Delcourt), et avec Cathon elle a créé La liste des choses qui existent (La Pastèque), adaptée en websérie animée en 2019. Elle travaille depuis quelque temps à la série Folk (La Pastèque), dont les deux premiers tomes sont en librairie. Dans ses BD, l’autrice traite avec humour et dérision de sujets comme l’amitié, l’amour et les interactions sociales. Iris vit à Montréal en compagnie de son chat Maurice.

Caractéristiques

Éditeur : Collectif Liberté

Publication : 15 septembre 2020

Intérieur : Noir & blanc

Support(s) : Livre numérique eBook [ePub], Livre numérique eBook [PDF]

Contenu(s) : ePub, PDF

Protection(s) : Marquage social (ePub), Marquage social (PDF)

Taille(s) : 18,1 Mo (ePub), 16,1 Mo (PDF)

Langue(s) : Français

Code(s) CLIL : 3080

EAN13 Livre numérique eBook [ePub] : 9782924414644

EAN13 Livre numérique eBook [PDF] : 9782924414637

EAN13 (papier) : 9782924414620

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