Résumé
Le tout récent numéro de la revue Les écrits est le premier numéro conçu sous la direction de Danielle Fournier. L’écrivain en résidence André Major y livre des pages inédites de ses carnets. Un dossier est consacré au thème de la lecture et de l’écriture, avec, entre autres, les contributions de Renée de Ceccatty, Benjamin Hoffmann et Denis Grozdanovitch. Le numéro comprend une vingtaine de textes d’auteurs d’ici et d’ailleurs, avec, notamment, une suite poétique de Jean-Paul Daoust sur l’idée de tolérance, un récit de Luc Bureau sur le thème de l’émasculation et un essai de Jean Désy sur les communautés du Nord. Le portfolio est consacré à l’artiste Stéphanie Béliveau, dont l’œuvre, tendue entre l’idée de la ruine, du rebut, de la relique, et celle de la réparation, de la récupération, de la rédemption, pose un regard mélancolique et sur le monde et ses habitants, leurs blessures et leurs cicatrices, mais aussi leurs capacités de résilience et de régénération.
Auteur
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Danielle Fournier, née à Montréal, a fait paraître, depuis 1983, plus d’une vingtaine d’ouvrages – poésie, récits, autofiction, essais, au Québec et en France – qui lui ont valu en 2003 le prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec, une nomination aux Prix littéraires du Gouverneur général du Canada en 2005, une mention d’excellence à la Société des Écrivains francophones d’Amérique en 2020, ainsi que d’autres reconnaissances à l’étranger. « effleurés de lumière » a obtenu le prix du Gouverneur général en 2010. Une anthologie de ses poèmes traduits en anglais a vu le jour aux Éditions Guernica. Membre de l’Académie des Lettres du Québec, elle se consacre à l’écriture et vit en région.
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Depuis La Vie provisoire (1995), André Major avait délaissé la fiction pour se concentrer sur l’écriture (et la réécriture) de ses carnets. Fort de cette expérience, qui a été pour lui celle d’un regard à la fois plus exigeant et comme désabusé sur le monde et sur soi, il revient ici au roman, renouant avec le personnage de L’Hiver au cœur (1987) et retrouvant ses thèmes et ses paysages de prédilection, mais pour les traiter sur un ton nouveau, comme épuré, avec un art de la prose et un sens du récit plus mûrs et mieux maîtrisés que jamais.
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René de Ceccatty est l’auteur de romans inspirés par des personnages du passé (L’Extrémité du monde, L’Or et la Poussière) ou par des événements de sa propre vie (L’Accompagnement, Aimer, L’Hôte invisible). Il a écrit les biographies de Violette Leduc, Pier Paolo Pasolini, Maria Callas, Alberto Moravia (Flammarion, 2010).
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Benjamin Hoffmann est né en 1985. Après des études de lettres et de philosophie à l’École Normale Supérieure, à la Sorbonne, puis à l’université de Yale, il est actuellement professeur assistant à l’université d’État de l’Ohio (OSU). Il a déjà publié aux Éditions Gallimard Père et fils (L’Arpenteur, 2011).
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Denis Grozdanovitch vit aujourd’hui entre Paris et la Nièvre où il a longtemps mené une double vie d’érudit et de sportif professionnel. En 2002, il publie Petit traité de désinvolture qui obtient le prix de la Société des gens de lettres et devient un livre culte. Il est également l’auteur de Rêveurs et nageurs, prix des Libraires initiales 2005, de Brefs aperçus sur l’éternel féminin, prix Alexandre Vialatte 2006 et de De l’art de prendre la balle au bond.
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Romancière et poète, Madeleine Monette est née à Montréal et vit à New York. Elle a fait paraître les romans suivants : Le double suspect (Prix Robert-Cliche, 1980), Petites violences (1982), Amandes et Melon (1991), La femme furieuse (1997) et Les rouleurs (2007), repris sous le titre Skatepark en 2015 à Paris et en 2021 à Montréal. Le double suspect est paru en traduction anglais sous le titre Doubly Suspect (2000). Le recueil de poésie Ciel à outrances (L'Hexagone, 2013) a été traduit sous le titre Lashing Skies (2014). Un deuxième recueil de poésie, La mer, au feu / A Sea Fire, realisé sous forme de livre d'artiste à Paris (Collection patrimoniale de livres d'artistes de BAnQ), a été repris en 2020 sous format grand public à Montréal.Ciel à outrances et Lashing Skies ont inspiré une expérience sonore immersive réalisées par Brigitte Poupart au Centre PHI à Montréal et acclamée par la critique.Finaliste pour des prix littéraires au Québec, aux États-Unis et en France, Madeleine Monette a été romancière en résidence à l'UQAM. Depuis 1983, elle présente des lectures publiques et participe à des rencontres littéraires qui l'ont menée du Québec et des États-Unis jusqu'à l'Océanie, en passant par l'Europe, l'Afrique et les Antilles. Plusieurs de ses textes sont parus dans des revues au Québec et à l'étranger.
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Né à Valleyfield en 1946, Jean-Paul Daoust a signé plus d’une trentaine d’ouvrages dont plusieurs ont été récompensés par des prix prestigieux, dont le Prix du Gouverneur général du Canada (Les cendres bleues) et le Grand Prix Quebecor du Festival international de la Poésie de Trois-Rivières (Le vitrail brisé).
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Louise Marois naît à Montréal en 1960. Adore les hangars et les ruelles de son enfance et déteste l’école. Elle barbouille, dessine, puis écrit de la poésie. Son premier recueil, La peau des yeux, reçoit le Prix Jacqueline-Déry-Mochon. Depuis, elle se consacre à l’écriture pour ne pas mourir et dessine pour vivre.AU NOROÎT, J’élève des soleils (2019) est son premier recueil.
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Né au Saguenay, Jean Désy est poète, médecin et voyageur. Il enseigne à l'Université Laval et pratique la médecine en tant que médecin-dépanneur au Nunavik et sur la Côte-Nord. Nomade, toujours en partance entre les îles, les toundras et les taïgas, Jean Désy est l'auteur d'une oeuvre profondément humaine.
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Monique Deland, est poète, critique littéraire et essayiste.Elle a reçu le prix Émile-Nelligan 1995 pour «Géants dans l’île»; le prix académique Québec-Amérique 1998 pour «Rivages. Pour une esthétique de l’ambivalence»; le prix Alain-Grandbois 2009 pour «Miniatures, balles perdues et autres désordres» et le prix Félix-Antoine-Savard 2010. Elle a également fait paraître «Géologie des corps surpeuplés» (finaliste au Prix du Poème en Prose Louis Guillaume 2012, en France) et «La nuit, tous les dieux sont noirs» (finaliste au Grand Prix du livre de Montréal 2015).Elle a par ailleurs publié une soixantaine de commentaires critiques de fond (portant sur des livres de poésie québécoise actuelle), dans les revues «Trois», «Estuaire», «Mœbius» et actuellement dans «Les écrits». Elle a aussi signé quelques essais plus théoriques portant sur le processus créateur des poètes.Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec depuis 2014. Son travail est reconnu en France, en Italie et en Irlande.AU NOROÎT, elle a publié «J’ignore combien j’ai d’enfants» (2018), «La nuit, tous les dieux sont noirs» (2014, finaliste au Grand Prix du livre de Montréal 2015), «Géologie des corps surpeuplés» (2011, finaliste au Prix du Poème en Prose Louis Guillaume 2012, en France), «Miniatures, balles perdues et autres désordres» (2008, Prix de Poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire et prix Alain-Grandbois), «Le Nord est derrière moi» (2004), «L’intuition du rivage» (2000).Photo : Michel Biron
Auteur(s) : Danielle Fournier, David Desrosiers, André Major, René De Ceccatty, Benjamin Hoffmann, Marie Huot, Denis Grozdanovitch, Étienne Beaulieu, Madeleine Monette, Jean-Paul Daoust, Marie Bélisle, Lucie Delemer, Nicholas Giguère, Louise Marois, Luc Bureau, Marie Ouellet, Simone Suchet, Jean Desy, Jean-Claude Corbeil, Monique Deland, Laurier Lacroix
Caractéristiques
Auteur(s) : Danielle Fournier, David Desrosiers, André Major, René De Ceccatty, Benjamin Hoffmann, Marie Huot, Denis Grozdanovitch, Étienne Beaulieu, Madeleine Monette, Jean-Paul Daoust, Marie Bélisle, Lucie Delemer, Nicholas Giguère, Louise Marois, Luc Bureau, Marie Ouellet, Simone Suchet, Jean Desy, Jean-Claude Corbeil, Monique Deland, Laurier Lacroix
Publication : 14 décembre 2016
Support(s) : Livre numérique eBook [PDF]
Protection(s) : Marquage social (PDF)
Taille(s) : 25,4 Mo (PDF)
EAN13 Livre numérique eBook [PDF] : 9782924558201