Résumé
Comment aborder les problèmes de société à la croisée des dimensions disciplinaires et des dynamiques collectives ? Quels enjeux contemporains les traversent et nourrissent leur complexité ?L’ouvrage Les problèmes sociaux sous tension : penser les interfaces des enjeux contemporains fait dialoguer la sociologie, le travail social, l’anthropologie, la psychiatrie, la sexologie, la psychologie, la psychosociologie et l’histoire. Il met en lumière les tensions inhérentes aux problématisations du social – qu’elles soient convergentes, complémentaires ou conflictuelles – et souligne l’importance de croiser les savoirs pour mieux comprendre les réalités actuelles.Les chapitres réunis insistent sur la nature vécue, dynamique et multidimensionnelle des défis auxquels la société est confrontée. À travers le prisme de l’interface — pensée comme zone de friction, de circulation et de transformation —, l’ouvrage propose une pensée transversale, ouverte aux paradoxes, aux divergences et aux contradictions. Il plaide pour une posture de recherche éthique, fondée sur l’ouverture, la réflexivité et l’humilité.Dans la lignée des réflexions amorcées par Marcelo Otero, ce livre s’adresse à celles et ceux qui souhaitent repenser leur rapport aux problèmes sociaux.
Auteur
-
Henri Dorvil, travailleur social et sociologue, est professeur titulaire à l’École de travail social de l’UQAM et membre émérite de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec. Il est associé au Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté et au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.
-
Johanne Collin, sociologue et historienne, est professeure titulaire à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et dirige le groupe de recherche sur le Médicament comme objet social (MÉOS). Ses recherches actuelles portent sur les logiques sociales et culturelles de recours aux médicaments psychotropes et l’usage de médicaments à des fins de performance. On compte parmi ses publications Vers une pharmaceuticalisation de la société ? (PUQ, 2016).
-
Valérie de Courville Nicol est professeure titulaire au Département de sociologie et d’anthropologie de l’Université Concordia. Elle pratique l’analyse culturelle-émotionnelle et s’intéresse aux littératures populaires comme manière de problématiser les expériences contemporaines. Ses publications comprennent Le soupçon gothique (PUL, 2004), Social economies of fear and desire (Palgrave, 2011) et Anxiety in middle-class America (Routledge, 2022).
-
Éric Gagnon est chercheur au VITAM, centre de recherche en santé durable et au Centre d’excellence sur le vieillissement. Il est également membre de l’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des ainés. Ses travaux actuels portent le centre d’hébergement et de soin de longue durée, les modes d’habiter des personnes âgées, le bénévolat, les soins et l’éthique de la recherche.
-
Martin Blais est docteur en sociologie, professeur titulaire au Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres. Ses travaux de recherche portent sur la diversité relationnelle, sexuelle et de genre. Il est également chercheur régulier au Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS).
-
Danilo Martuccelli est enseignant à l’Université Paris Cité, membre du laboratoire Cerlis et chercheur à l’Universidad Diego Portales (Chili). Ses travaux portent sur la sociologie de l’individuation, la sociologie politique et la théorie sociale. Il est l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages disponibles dans une dizaine de langues, et de plus de 250 articles publiés dans des revues spécialisées et de chapitres d’ouvrages.
-
Amal Abdel-Baki est professeure titulaire de clinique au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal et psychiatre à la clinique JAP du CHUM. Clinicienne- chercheuse au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, elle pilote plusieurs projets visant à étudier et à améliorer les soins en santé mentale, dont le Réseau d’intervention de proximité auprès des jeunes (RIPAJ).
-
Stéphane Moulin est professeur au Département de sociologie de l’Université de Montréal et membre du Centre Interuniversitaire de Recherche sur la Science et la Technologie (CIRST). Il est directeur de la revue Sociologie et Sociétés et codirecteur de la collection Inégalité et justice sociale aux Presses de l'Université Laval. Ses intérêts de recherche portent sur les inégalités sociales dans le système scolaire et l'emploi, la sociologie de la quantification et les perceptions des injustices et le bien-être.
-
Mélissa Roy, Ph. D., est professeure à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal. Spécialiste des théories et enjeux contemporains du travail social, selle concentre ses recherches sur les problèmes sociaux qualifiés de crises, notamment les récits, les jeux d’expertise et les dynamiques d’altérisation qui en émergent. Elle possède également une expérience d’intervention en santé mentale, en itinérance et en toxicomanie.
-
Chiara Piazzesi est professeure titulaire au Département de sociologie de l’UQAM, titulaire de la Chaire ERICA pour l’étude des relations intimes, conjugales et amoureuses et chercheuse principale du projet Mapping Contemporary Love and Intimacy Ideals in Canada (MACLIC). Ses intérêts de recherche et ses publications portent sur les relations intimes, les questions féministes, les questions de genre, les pratiques numériques et la sociabilité numérique.
-
Ève Dubé est professeure invitée au Département d’anthropologie de l’Université Laval et chercheuse au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval et à l’Institut national de santé publique du Québec. Ses recherches portent sur les enjeux sociaux, culturels et éthiques de la prévention des maladies infectieuses. Le phénomène de l’hésitation à la vaccination est au cœur de ses recherches.
-
Jad Abukasm détient une maîtrise en politiques internationales de SOAS University of London. Son mémoire porte sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle. Il collabore avec l’équipe de la Chaire de recherche sur le jeu à titre de professionnel de recherche dans le cadre du projet ShaP/Ring Gambling in the Kahnawà:ke community, qui examine la gouvernance des jeux de hasard et d’argent dans cette communauté.
-
Louis Audet Gosselin possède un doctorat en sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Il travaille dans le domaine de la recherche sur l’extrémisme violent et sa prévention. Comme directeur scientifique et stratégique du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (2020-2024), il a piloté les projets de recherche du Centre et développé une réflexion théorique et pratique sur la prévention de l’extrémisme.
-
Fadi Dagher est le chef du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) depuis 2022 et la première personne issue d’une minorité à occuper ce poste. Il a été chef du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) de 2017 à 2022, où il s’est fait connaître pour sa valorisation de la prévention et de la collaboration avec les services sociaux et la communauté. Il est titulaire d’une maîtrise en administration des affaires pour gestionnaires (EMBA) de l’Université McGill et de HEC Montréal.
-
Lucile Dartois est conseillère en recherche au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence à Montréal. Elle est également doctorante en cotutelle interdisciplinaire à l'Université de Lorraine en France en psychologie, et à l'Université du Québec à Montréal en sociologie.
-
Julie-Marguerite Deschênes détient un doctorat en travail social de l’Université de Montréal. Sa thèse porte sur les jeunes en situation d’itinérance dans les services de santé mentale. Professionnelle de recherche au Centre de recherche du CHUM, elle est impliquée dans le Programme pour premiers épisodes de psychose (PPEP), l’Équipe d’intervention intensive de proximité (ÉQIIP SOL) et le Réseau d’intervention de proximité auprès des jeunes (RIPAJ).
-
Pauline Hoebanx (PhD) est professeure adjointe en sociologie à l'Université Saint Mary’s en Nouvelle-Écosse, au Canada. Elle se spécialise dans les études des genres, des masculinités et des communautés en ligne ainsi que de leur modération. Ses travaux ont été publiés dans Men & Masculinities, Sociology Compass et le Journal of Critical Gambling Studies. Elle est également co-éditrice du recueil Forgotten Realities of Men (UBC Press).
-
Sylvia Kairouz est professeure titulaire au Département de sociologie et d'anthropologie de l'Université Concordia, titulaire de la chaire de recherche sur le l’étude du jeu et directrice de l’équipe FRQ-SC en partenariat avec HERMES. Ses travaux portent sur les déterminants sociaux des jeux de hasard et d’argent et le rôle des politiques publiques orientés vers la réduction des méfaits. Elle a piloté huit enquêtes populationnelles d’envergure au Québec et au Canada.
-
Vicky Laprade est conseillère en recherche au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence à Montréal. Elle est détentrice de deux maîtrises; l’une en histoire durant laquelle elle s’est intéressée aux femmes dans les luttes armées irlandaises et l’autre en études internationales, durant laquelle elle a travaillé sur les enjeux de genre dans le champ de la prévention de l’extrémisme.
-
Mathilde Renaud est étudiante athlète et finissante à la maîtrise en psychologie à l'Université de Montréal. Elle a évolué au Laboratoire d'étude sur les relations de couple, l'infertilité et la procréation assistés dirigé par la docteure Katherine Péloquin. Tout en poursuivant ses études supérieures, elle s'implique dans l'auxiliariat de recherche et d'enseignement ainsi que dans la coordination clinique en psychologie.
-
Annie-Claude Savard est professeure agrégée à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval. Elle est chercheuse régulière à l’Institut universitaire sur les dépendances, à l’équipe HERMÈS ainsi qu’au Centre international de criminologie comparée. Ses recherches portent sur la construction sociale du concept de responsabilité collective et individuelle en matière de jeux de hasard et d’argent, sur les discours promotionnels et de prévention du jeu, ainsi que sur la médicalisation des enjeux liés au jeu.
Caractéristiques
Publication : 11 mars 2027
Support(s) : Livre numérique eBook [PDF]
Protection(s) : DRM Adobe (PDF)
Taille(s) : 8,38 Mo (PDF)
EAN13 Livre numérique eBook [PDF] : 9782760563292
EAN13 (papier) : 9782760563285