Résumé
Clé de voûte d’une œuvre poétique majeure, Une écharde sous ton ongle de Louise Dupré s’érige sur le fil fragile du temps qui fuit. La poète scrute tour à tour le passé et le présent : les souvenirs d’enfance, les rêves de jeune fille, les anciennes amours, la maladie ou la mort de ses proches, la perception du vieillissement. Sa réflexion l’amène paradoxalement à un allégement qui se traduit par la joie vertigineuse du moment présent et la soif d’aimer malgré la précarité de la vie et la gravité de la situation mondiale : l’attentat du 11 septembre 2001, l’invasion de l’Irak en mars 2003. À la lumière d’aujourd’hui, ces tragédies se transforment et se transposent dans des inquiétudes qui demeurent actuelles, dans une même course contre le noir. Ce recueil de poésie en vers brefs, où se rencontrent le cœur et la pensée, « constitue le premier d’une série de livres résolument tournés vers l’espoir », affirme avec justesse Monique Deland dans sa postface.
Auteur
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Louise Dupré est poète, romancière, dramaturge, essayiste et membre de l’Académie des lettres du Québec. Elle a publié plus d’une vingtaine de titres, qui lui ont mérité de nombreuses distinctions. Vivement intéressée par la multidisciplinarité, Louise Dupré collabore régulièrement avec des artistes : cinéastes et vidéastes, metteurs en scène, chorégraphes, compositeurs et artistes visuels. Plusieurs de ses livres ont été traduits dans d’autres langues. Elle a préparé des anthologies poétiques et consacré de nombreux articles et essais à la poésie québécoise. Ses derniers recueils, La main hantée (Noroît, 2016) et Plus haut que les flammes (Noroît, 2010), ont remporté le Prix du Gouverneur général.
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Monique Deland, est poète, critique littéraire et essayiste.Elle a reçu le prix Émile-Nelligan 1995 pour «Géants dans l’île»; le prix académique Québec-Amérique 1998 pour «Rivages. Pour une esthétique de l’ambivalence»; le prix Alain-Grandbois 2009 pour «Miniatures, balles perdues et autres désordres» et le prix Félix-Antoine-Savard 2010. Elle a également fait paraître «Géologie des corps surpeuplés» (finaliste au Prix du Poème en Prose Louis Guillaume 2012, en France) et «La nuit, tous les dieux sont noirs» (finaliste au Grand Prix du livre de Montréal 2015).Elle a par ailleurs publié une soixantaine de commentaires critiques de fond (portant sur des livres de poésie québécoise actuelle), dans les revues «Trois», «Estuaire», «Mœbius» et actuellement dans «Les écrits». Elle a aussi signé quelques essais plus théoriques portant sur le processus créateur des poètes.Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec depuis 2014. Son travail est reconnu en France, en Italie et en Irlande.AU NOROÎT, elle a publié «J’ignore combien j’ai d’enfants» (2018), «La nuit, tous les dieux sont noirs» (2014, finaliste au Grand Prix du livre de Montréal 2015), «Géologie des corps surpeuplés» (2011, finaliste au Prix du Poème en Prose Louis Guillaume 2012, en France), «Miniatures, balles perdues et autres désordres» (2008, Prix de Poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire et prix Alain-Grandbois), «Le Nord est derrière moi» (2004), «L’intuition du rivage» (2000).Photo : Michel Biron
Caractéristiques
Publication : 10 février 2026
Support(s) : Livre numérique eBook [PDF]
Protection(s) : Marquage social (PDF)
EAN13 Livre numérique eBook [PDF] : 9782897665197
EAN13 (papier) : 9782897665180