Résumé
Naguère encore on croyait que les dolmens et les pierres druidiques étaient propres aux tribus celtiques. Depuis qu’on a trouvé ces monuments des âges les plus reculés en Néerlande, en Allemagne, en Asie, en Amérique et jusque dans les archipels asiatiques en même temps que les armes et les outils de silex qui caractérisent l’époque de la pierre, on en a conclu que l’humanité a traversé primitivement partout un état de civilisation ou, si l’on veut, de sauvagerie dont l’existence des indigènes de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie nous offre encore aujourd’hui l’image fidèle. De même on avait cru que les communautés de village, telles qu’elles existent en Russie, étaient uniquement propres aux Slaves, et l’on disait qu’ils avaient des instincts communistes… Aujourd’hui on peut démontrer que ces communautés ont existé chez les peuples les plus divers, chez les Germains et dans l’antique Italie, au Pérou et en Chine, au Mexique et dans l’Inde, chez les Scandinaves et chez les Arabes, exactement avec les mêmes caractères. Retrouvant ainsi cette institution sous tous les climats et chez toutes les races, on peut y voir une phase nécessaire du développement des sociétés et une sorte de loi universelle présidant à l’évolution des formes de la propriété du sol. Les hommes primitifs se sont servis partout des mêmes instruments grossiers que leur fournissait le silex, et ils ont réglé de la même façon la possession de la terre sous l’empire de conditions semblables.
Caractéristiques
Publication : 26 janvier 2026
Support(s) : Livre numérique eBook [ePub]
Protection(s) : Marquage social (ePub)
Taille(s) : 195 ko (ePub)
Code(s) CLIL : 3377, 3384, 3081
EAN13 Livre numérique eBook [ePub] : 9782384696338
EAN13 (papier) : 9782384696079