Et si un week-end entre amies pouvait tout changer ?
Sous le soleil doré de Nantucket, l’océan murmure des promesses d’évasion. Hollis Shaw, blogueuse culinaire à succès et récemment veuve, a besoin d’air, de chaleur humaine, d’une respiration loin des douleurs du quotidien. Dans Un week-end à Nantucket, Elin Hilderbrand livre un roman profondément réconfortant, où les émotions vibrent au rythme des vagues et des conversations partagées autour d’un verre de rosé.
Une maison, cinq femmes, mille souvenirs
Après la mort brutale de son mari, Hollis ne parvient plus à retrouver ses repères. Sa relation avec sa fille se délite, son appétit pour la vie et pour la cuisine — pourtant au cœur de son métier — s’est éteint. Alors, elle convoque les quatre femmes les plus importantes de sa vie pour un long week-end sur l’île de Nantucket.
Chacune arrive avec ses propres bagages — émotionnels autant que matériels —, et si l’intention est de consoler et soutenir Hollis, les non-dits, les rivalités, les douleurs enfouies refont vite surface. Ce qui devait être une parenthèse de légèreté se transforme en huis clos émotionnel où chaque femme, à sa manière, devra faire face à sa vérité.
Une mosaïque d’émotions féminines
Elin Hilderbrand excelle dans l’art de donner chair à des personnages féminins complexes et profondément humains. Chacune des cinq femmes réunit une facette du féminin contemporain : la mère dépassée, la battante en crise, l’amoureuse blessée, la professionnelle accomplie, l’amie fidèle mais fatiguée.
Leur amitié n’est pas idéalisée : elle est rugueuse, faite d’admirations croisées, de jalousies diffuses, d’histoires partagées et de rancunes anciennes. Et c’est précisément cette sincérité qui rend le roman si juste. Un week-end à Nantucket parle de l’évolution des liens, de ce qu’on garde et de ce qu’on perd, de la force qu’on puise dans les autres quand on n’en a plus pour soi-même.
Le deuil comme déclencheur
Au cœur du roman, il y a le deuil, mais un deuil traité avec grâce et subtilité. Ce n’est pas un récit de tristesse, mais de reconstruction. Hollis, comme tant d’autres, a vécu une rupture brutale avec sa vie d’avant. Elle cherche un chemin vers l’apaisement, et Nantucket devient le théâtre de cette quête intime, entre balades sur la plage, dîners à la lueur des bougies, et confessions tardives.
L’île n’est pas qu’un décor pittoresque : elle incarne l’idée même de refuge, un endroit où les femmes peuvent poser les masques, se souvenir, pleurer, rire, et peut-être, se retrouver elles-mêmes.
Une adaptation imminente
Le roman, déjà salué par les lecteurs anglophones, est en cours d’adaptation en série avec Jennifer Garner dans le rôle principal, preuve de son potentiel émotionnel et narratif fort. À l’écran comme sur papier, Un week-end à Nantucket promet de toucher au cœur un large public.
Un roman feel-good, mais pas édulcoré
Ne vous fiez pas au titre ou à l’ambiance balnéaire : ce roman n’est pas une simple carte postale estivale. Sous les parasols et les robes en lin, se cachent des fêlures, des blessures parfois anciennes, parfois fraîches. Mais Elin Hilderbrand, avec sa plume fluide et empathique, transforme ces failles en lumière.
Un week-end à Nantucket, d’Elin Hilderbrand, traduit par Alice Delarbre, est un roman de sororité, de résilience et de réconciliation, à savourer comme un cocktail glacé au soleil couchant : doux, piquant, inoubliable.



