Quand tout s’effondre…
« Remercier mon mari de m’avoir larguée ! Et puis quoi, encore ? » C’est par cette phrase explosive que débute le roman de Florence Clerfeuille, qui donne immédiatement le ton. L’humour, la colère, la sidération, tout est là. Véronique, mariée depuis des décennies, se pensait solide, indépendante, ancrée. Mais quand Étienne lui annonce qu’il veut divorcer, le sol se dérobe sous ses pieds.
À presque 60 ans, celle qui a toujours veillé sur les autres — ses enfants, son mari, son foyer — doit affronter un vide brutal : quitter la maison familiale, trouver un logement, gérer la solitude, mais surtout, faire face à elle-même. Car derrière cette séparation, c’est toute une vie qu’il faut réapprendre. Et surtout, un nouveau sens à donner à l’avenir.
Le choc, puis la lente reconstruction
Florence Clerfeuille n’embellit rien. Elle dépeint avec une grande justesse les premières semaines de chaos : les larmes, les silences, les nuits sans sommeil. Mais peu à peu, Véronique commence à reprendre les rênes. Ce roman n’est pas une success story instantanée, c’est un chemin réaliste vers la résilience.
Au fil des pages, on suit cette femme dans les petites victoires du quotidien : trouver un appartement, apprivoiser la solitude, renouer avec ses envies oubliées. Des détails, certes, mais qui prennent ici une dimension immense. Car ils marquent le début d’un renouveau, d’un retour à soi.
Une ode à la liberté féminine
Un jour, tu lui diras merci est bien plus qu’un roman sur le divorce. C’est un hommage vibrant aux femmes de plus de 50 ans, trop souvent invisibles dans la littérature contemporaine. Florence Clerfeuille leur donne une voix forte, sincère, bouleversante.
Véronique est à un âge où la société dit souvent : « c’est trop tard ». Trop tard pour changer de vie, trop tard pour séduire, trop tard pour rêver. Et pourtant, elle prouve exactement l’inverse. Chaque page du roman défait les injonctions, les rôles assignés, les carcans dans lesquels tant de femmes ont été enfermées.
Le message est limpide : il n’y a pas d’âge pour commencer à exister pour soi.
Une histoire de renaissance douce et pleine d’humour
Ce qui rend ce roman particulièrement attachant, c’est aussi le style de Florence Clerfeuille : fluide, sincère, et teinté d’un humour tendre. Véronique n’est pas parfaite — elle doute, elle râle, elle recule parfois — mais elle avance. Avec ses blessures, ses souvenirs, sa fatigue... mais aussi sa soif de vivre, de ressentir, de se retrouver.
C’est une héroïne ordinaire, et c’est là toute sa force : on s’y identifie facilement. On rit avec elle, on pleure avec elle, on espère avec elle.
Une lecture qui fait du bien
À travers ce roman du quotidien, Florence Clerfeuille propose un récit initiatique lumineux. Un jour, tu lui diras merci n’est pas un conte de fées, mais une vraie histoire de résilience, de courage discret et d’émancipation. Une ode à la maturité, à la capacité de rebondir, même quand on pense que tout est perdu.
Si vous aimez les romans de femmes fortes, les récits de reconstruction, et les livres qui réconcilient avec la vie, ne passez pas à côté de cette pépite sensible et inspirante.
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